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Calvaire du cimetière Mont-Marie

Adresse : En face du 4510 rue St-Georges, Lévis, G6W 1E2

Ce calvaire est la propriété de la corporation du cimetière Mont-Marie. Originalement ce calvaire est un don de l’abbé Raymond Nolin en 1965. Le calvaire prenait place sur le terrain de l’ancien monastère du Précieux-Sang. Le terrain est vendu et les nouveaux propriétaires Mme. Luce et M. Claude Gosselin le donnèrent à la Corporation du cimetière Mont-Marie vers 1993.

Le calvaire est une croix à laquelle est suspendu le corps du Christ. Aux pieds du Christ, on peut observer la Vierge Marie et quelques rares fois Marie-Madelaine et Saint-Jean, apôtre à qui Jésus confie sa mère. Les calvaires sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’Église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré, ce qu’il fit plus tard. L’Église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse, des rassemblements de prières s’y tenaient parfois.

Description :
Christ (1,83 m) de couleur doré sur croix (4,86 m) tenant sur une base de granit gris à deux paliers. Sur ceux-ci sont gravés : Don de Luce et Claude Gosselin 1993 Corporation du cimetière Mont-Marie. Sur la croix est gravée : INRI (Iesus Nazarenus Rex Ludaeorum). On retrouve des trèfles et fleurs de lys aux extrémités de la croix. Le monument prend place dans un endroit aménagé entouré de plantes où deux bancs sont disposés.

VILLE DE LÉVIS. «Une ville habitée Visages de l’art public sur le territoire de la ville de Lévis : secteur du cimetière Mont-Marie». Division culturelle et communautaire du Service des Loisirs de la Ville de Lévis, 1999, p.118

SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.

SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

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