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Calvaire cimetière Mont-Marie

Adresse : 152 Rue du Mont Marie, Lévis, G6V 8X1

Le calvaire est la propriété de la congrégation des sœurs de Jésus-Marie. Le Christ est fait de bois et couvert de feuilles de plomb ce qui lui donne cette couleur. Aujourd’hui (en 2013), le calvaire est en mauvais état, à certains endroits le plomb lève laissant voir la structure de bois. Couvrir les statues de plomb était pratique courante de la fin du XIXème jusqu’à la première moitié du XXème siècle. Pour le sculpteur, cela lui donnait des statues qui avaient l’air d’être entièrement faites de bronze. En outre, l’ajout du plomb rendait le bois plus durable au passage du temps.

Le calvaire est une croix à laquelle est suspendu le corps du Christ. Aux pieds du Christ, on peut observer la Vierge Marie et quelques rares fois Marie-Madelaine et Saint-Jean, apôtre à qui Jésus confie sa mère. Les calvaires sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré et il le fait étant libéré plus tard. L’église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse, des rassemblements de prières s’y tiennent parfois.

Description :

Christ couleur argent (1,74 m)- couleur donnée par les feuilles de plomb qui recouvrent la structure de bois- sur croix (4,80 m) en acier. Le monument tient sur un socle de ciment. Devant l’ensemble on retrouve une marche sur laquelle est gravée : Religieuses de Jésus-Marie.

BÉLAND, Mario. « Les monuments de bois : ces autres disparus». Continuité, no. 49, 1991, p. 33-37

VILLE DE LÉVIS. «Une ville habitée Visages de l’art public sur le territoire de la ville de Lévis : secteur du cimetière Mont-Marie». Division culturelle et communautaire du Service des Loisirs de la Ville de Lévis, 1999, p.120

SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.

SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

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