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Calvaire de Ville Guay

Adresse : 151 rue Turgeon, Lévis, G6Y 9S1

Année : 1888


Le calvaire à l’époque est sur le terrain de M. Jos Létourneau et c’est l’abbé Édouard Fafard qui le bénit le 12 août. Le monument subit multiples réparations et restaurations au fil du temps et il est modifié à 3 reprises. Il est reconstruit en 1940-1941 et restauré en 1977. Le Christ est remplacé en 1927 et encore en 1941. Celui de 1941 est un don de Ville Lauzon.

Le calvaire d’origine en 1888 comprenait, deux autres figures soit celle de Marie et de Saint-Jean. Elles furent retirées en raison de leur dégradation avancée. Sous la gouverne des sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil, la croix en bois est remplacée en 1981. Le calvaire connaît une dernière restauration en 1986 où il sera repeint.

Le calvaire est une croix à laquelle est suspendu le corps du Christ. Aux pieds du Christ, on peut observer la Vierge Marie et quelques rares fois Marie-Madelaine et Saint-Jean, apôtre à qui Jésus confie sa mère. Les calvaires sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré et il le fait étant libéré plus tard. L’église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse, des rassemblements de prières s’y tiennent parfois.

Monument sur base de ciment retrouvable en face du 151 rue Turgeon. Croix de couleur noire et blanche. Elle est faite en bois. Le calvaire est entouré d’un parapet. Il est possible de remarquer au bout de la croix des détails de feuilles de trèfles. L’ensemble du monument, lui, est entouré d’une clôture peinte blanche.

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