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Calvaire du cimetière de Saint-Étienne

Adresse : 4119 Route des Rivières, Lévis, G6J 1J3

Le calvaire fait partie du cimetière de Saint-Étienne.

Le calvaire est une croix à laquelle est suspendu le corps du Christ. Aux pieds du Christ, on peut observer la Vierge Marie et quelques rares fois Marie-Madelaine et Saint-Jean, apôtre à qui Jésus confie sa mère. Les calvaires sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré et il le fait étant libéré plus tard. L’église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse, des rassemblements de prières s’y tiennent parfois.

RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC. «Calvaire Saint-Étienne». Ministère de la Culture et des Communication Québec, Gouvernement du Québec, 2012. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=167557&type=bien#.UaIB9UCOTZ4

SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.

SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

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