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Calvaire de Saint-Joseph-de-la-Pointe-De-Lévy

Adresse : 2444, route Monseigneur-Bourget , Lévis, G6Y0C6

Concepteur(s) : Société Saint-Jean-Baptiste de Lauzon

Année : 1946

Le calvaire est installé en 1946 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Lauzon. Ce dernier cherche à commémorer le lieu de naissance de Monseigneur Ignace Bourget. Mgr Ignace Bourget est né à Lauzon (Lévis) le 30 octobre 1799 et décédé le 8 juin 1885. Bourget fut nommé évêque de Montréal en 1840.

Mgr Ignace Bourget est né à Lauzon (Lévis) le 30 octobre 1799 et décédé le 8 juin 1885. Bourget fut nommé évêque de Montréal en 1840 après le décès de Mgr Lartigue qui l’avait fait son successeur. Mgr Lartigue avait proposé quelques années avant sa candidature au Pape Grégoire XVI. L’opposition fut forte, mais en 1870 il fut sacré le 25 juillet en la cathédrale Saint-Jacques par Mgr Lartigue. Mgr Bourget s’est illustré par son action dans un contexte politique et social en constante ébullition. Il a de plus invité plusieurs communautés religieuses européennes à venir au Québec. Il a aussi offert son soutien aux communautés féminines des provinces telles que les Sœurs de la Providence, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, les Sœurs de la Miséricorde et les Sœurs de Sainte-Anne. Il favorise (vers 1848-19 mars) l’expansion de la Société de Saint-Vincent-de-Paul dans le but de venir en aide aux pauvres. Bourget s’est, en outre, fait le promoteur de l’engagement des laïcs. Le 9 septembre 1876, il démissionne de son poste.

On attribue l’origine des croix de chemin au monde celte (Basse-Bretagne, Irlande, Écosse, pays de Galles) durant le Moyen Âge. Depuis, la première croix plantée par Jacques Cartier à Gaspé, plusieurs missionnaires débarquant au pays firent de même. Il va sans dire, que les premiers colons reprirent eux la pratique lorsqu’ils prennent possession d’une terre, ils plantent une croix. Les passants à la vue des croix s’arrêtent alors pour prier. Diane Joly repère trois types de croix. La croix simple, la croix avec instruments de la Passion (clous, marteau, etc.), le calvaire.

Les calvaires et croix de chemin sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’Église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré, ce qu’il fit plus tard. L’Église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires et croix de chemin qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse. Des rassemblements de prières s’y tenaient parfois.

Description :
Croix d’environ 4,75 m de hauteur, faite en fer et peinte en noir. On remarque aux extrémités de la croix des formes de trèfles (formes fréquentes dans les calvaires et croix de chemin.). Il s’agit d’un calvaire à 4 personnages souvent personnalisé par : la Vierge Marie, Marie-Madelaine et Saint-Jean. Une plaque de métal prend place au-devant du monument.

JOLY, Diane. «Croix de chemin». Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique Française, 2007.
http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-141/Croix_de_chemin.html#.UdtbE_mOTZ4

VILLE DE LÉVIS. «Art Public : Œuvre religieuse : Calvaire de Saint-Joseph-de-la-Pointe-De-Lévy». Ville de Lévis, 2013 http://www.chaudiere.com/wm/debut.htm

SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.

SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

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