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Croix de chemin du chemin des îles

Adresse : 318 Chemin des Îles, Lévis, G6V 7M5

Année : 1942

La croix a d’abord été installée par M. Amédée Carrier, en raison de faveur obtenue. Le 11 octobre 1942, l’abbé Edmond Pelletier, curé de la paroisse de Saint-David-de-l’Auberivière, la bénit. Puis, en 1955, la famille Dubé se porte acquéreur de la terre où est installée la croix de chemin, par le fait même elle s’engage à entretenir la croix. Cette dernière subit quelques restaurations effectuées par les propriétaires en 1998.

On attribue l’origine des croix de chemin au monde celte (Basse-Bretagne, Irlande, Écosse, pays de Galles) durant le Moyen Âge. Depuis, la première croix plantée par Jacques Cartier à Gaspé, plusieurs missionnaires débarquant au pays firent de même. Il va sans dire, que les premiers colons reprirent eux la pratique lorsqu’ils prennent possession d’une terre, ils plantent une croix. Les passants à la vue des croix s’arrêtent alors pour prier. Diane Joly repère trois types de croix. La croix simple, la croix avec instruments de la Passion (clous, marteau, etc.), le calvaire.

Les calvaires et croix de chemin sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’Église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré, ce qu’il fit plus tard. L’Église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires et croix de chemin qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse. Des rassemblements de prières s’y tenaient parfois.

Description :
Croix en bois de 4,85m de hauteur, fixée sur une base de béton. De couleur blanche et bleu, ses extrémités sont décorées par des formes polygonales. On y retrouve une niche abritant une vierge Marie en porcelaine. On y aperçoit, en outre, un soleil de couleur bleu. Sur la base il y a l’inscription suivante : Famille M. Dubé R.I.P. L’ensemble du monument est entouré d’une clôture de bois blanche.

JOLY, Diane. «Croix de chemin». Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique Française, 2007.
http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-141/Croix_de_chemin.html#.UdtbE_mOTZ4

JOLY, Diane. «Des croix de chemin en quête de protecteurs». Rabaska: revue d'ethnologie de l'Amérique française, vol.6 , 2008, p. 41-67

VILLE DE LÉVIS. «Art Public : Œuvre religieuse : Croix de chemin et de la route des Îles». Ville de Lévis, 2013 http://www.chaudiere.com/wm/debut.htm
SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.

SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

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