Inventaire patrimonial > Croix de chemin

Croix de chemin de la route Monseigneur-Bourget / rue des Ruisseaux

Adresse : 602, route Monseigneur-Bourget (jonction rue des Ruisseaux), Lévis, G6C 1N1

On attribue l’origine des croix de chemin au monde celte (Basse-Bretagne, Irlande, Écosse, pays de Galles) durant le Moyen Âge. Depuis, la première croix plantée par Jacques Cartier à Gaspé, plusieurs missionnaires débarquant au pays firent de même. Il va sans dire, que les premiers colons reprirent eux la pratique lorsqu’ils prennent possession d’une terre, ils plantent une croix. Les passants à la vue des croix s’arrêtent alors pour prier. Diane Joly repère trois types de croix. La croix simple, la croix avec instruments de la Passion (clous, marteau, etc.), le calvaire.

Les calvaires et croix de chemin sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’Église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré, ce qu’il fit plus tard. L’Église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires et croix de chemin qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse. Des rassemblements de prières s’y tenaient parfois.

Description :
Croix d’environ 4,75 m de hauteur, fait de retailles de patins (fait intéressant : beaucoup de bâtiments du Vieux-Québec possèdent des ornements faits en retailles de patins, voir quartier Montcalm) et peinte en noir. Au-devant de la croix se trouve un abri en bois peint en blanc, dans lequel on retrouve trois statuettes polychromes — Jésus, la Vierge Marie, Vierge Marie et l’enfant Jésus. Le monument prend place sur une base de béton peinte en bleu.

JOLY, Diane. «Croix de chemin». Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique Française, 2007.
http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-141/Croix_de_chemin.html#.UdtbE_mOTZ4

VILLE DE LÉVIS. «Art Public : Œuvre religieuse : Croix de chemin de la route Monseigneur-Bourget / rue des Ruisseaux». Ville de Lévis, 2013 http://www.chaudiere.com/wm/debut.htm

SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.

SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

Dernières nouvelles

Nous joindre