Inventaire patrimonial > Croix de chemin

Croix commémorative du parc des Pionniers

Adresse : 132 Rue de Saint-Romuald, Lévis, G6W 3G9

Année : 1955

En 1955, la Chambre de Commerce de Saint-Romuald fait construire un monument en hommage aux pionniers de la ville. Ainsi, Jean Demers arrivé en 1662 et Eustache Lambert arrivé en 1651, sont à l’honneur.


On attribue l’origine des croix de chemin au monde celte (Basse-Bretagne, Irlande, Écosse, pays de Galles) durant le Moyen Âge. Depuis, la première croix plantée par Jacques Cartier à Gaspé, plusieurs missionnaires débarquant au pays firent de même. Il va sans dire, que les premiers colons reprirent eux la pratique lorsqu’ils prennent possession d’une terre, ils plantent une croix. Les passants à la vue des croix s’arrêtent alors pour prier. Diane Joly repère trois types de croix. La croix simple, la croix avec instruments de la Passion (clous, marteau, etc.), le calvaire.

Les calvaires et croix de chemin sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’Église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré, ce qu’il fit plus tard. L’Église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires et croix de chemin qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse. Des rassemblements de prières s’y tenaient parfois.

Description :
Croix d’environ 6 m de hauteur, faite en fer et de couleur argent. On remarque à l’intérieur de la croix des formes circulaires. À la base du monument se trouvent quatre faces gravées sur des plaques d’acier. Les gravures relatent l’établissement de la croix en l’honneur de Jean Demers et d’Eustache Lambert.

JOLY, Diane. «Croix de chemin». Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique Française, 2007.
http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-141/Croix_de_chemin.html#.UdtbE_mOTZ4

VILLE DE LÉVIS. «Art Public : Œuvre religieuse : Croix commémorative du parc des Pionniers». Ville de Lévis, 2013 http://www.chaudiere.com/wm/debut.htm

SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.

SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

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