Inventaire patrimonial > Croix de chemin

Croix de chemin de l'avenue Boutin (sud)

Adresse : 45 Vieux Chemin, Lévis, G0S1E3

Année : 1950/2013-2014

La première croix correspondait à la description suivante : croix d’environ 4.75 m de hauteur faite en bois et peinte en blanc. Elle prenait place sur un socle de béton (à trois escaliers) peint en bleu et entouré d’une clôture en métal de couleur blanche. Sur la face avant du socle, on peut lire l’inscription peinte 1950. On y retrouvait une niche sur la face avant. Cette dernière était de couleur blanche et l’intérieur était de couleur rouge. Elle abritait la Vierge Marie. Cette niche aurait été construite par M. Laval Hallé. La traverse était de couleur blanche tout comme la croix. La traverse comprenait des extrémités de forme polygonale.

En 2014, on remarque que la croix a changé, elle arbore toujours la niche de M. Hallé et le socle original. Cependant, la croix n'est plus faite de bois. Le monument a été restauré.


On attribue l’origine des croix de chemin au monde celte (Basse-Bretagne, Irlande, Écosse, pays de Galles) durant le Moyen Âge. Depuis, la première croix plantée par Jacques Cartier à Gaspé, plusieurs missionnaires débarquant au pays firent de même. Il va sans dire que les premiers colons reprirent eux la pratique lorsqu’ils prennent possession d’une terre, ils plantent une croix. Les passants à la vue des croix s’arrêtent alors pour prier. Diane Joly repère trois types de croix. La croix simple, la croix avec instruments de la Passion (clous, marteau, etc.), le calvaire.

Les calvaires et croix de chemin sont habituellement dressés sur le bord des routes ou des rues et ont commencé à apparaitre vers la fin du régime français. En fait, ceux-ci apparaissent dans un contexte de revitalisation de la dévotion au chemin de croix. C’est vers le XIXe après l’échec de la révolution des patriotes en 1838 que l’Église tente de mettre en place une société catholique beaucoup plus forte. D’ailleurs, un des patriotes, Dominique Charland, enfermé à Trois-Rivières fait la promesse de construire un calvaire s’il est libéré, ce qu’il fit plus tard. L’Église de cette époque possède beaucoup de pouvoir. Les signes sont alors multipliés pour mettre en place une religion plus accessible aux gens. Les calvaires font partie des formes les plus fréquentes d’arts religieux que l’on retrouve aux abords des routes du Québec. Il est aussi dit des calvaires et croix de chemin qu’ils incitaient aux recueillements pour ainsi entretenir une plus grande ferveur religieuse. Des rassemblements de prières s’y tenaient parfois.

JOLY, Diane. «Croix de chemin». Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique Française, 2007.
http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-141/Croix_de_chemin.html#.UdtbE_mOTZ4
VILLE DE LÉVIS. «Art Public : Œuvre religieuse : Croix de chemin de l'avenue Boutin (sud)». Ville de Lévis, 2013 http://www.chaudiere.com/wm/debut.htm
SIMARD, Jean. L’art religieux des routes du Québec. Sainte-Foy, les publications du Québec, 1995, 56p.
SIMARD, Jean. Le Québec pour terrain. Itinéraire d’un missionnaire du patrimoine religieux. Canada, les Presses de l’Université Laval, 2004, 242p.

Dernières nouvelles

Nous joindre